Finalistes

FINALISTES PROGRAMME DE BOURSE D’ÉTUDES RÉCIPEINDAIRES 2015 – 2016

Les étudiants suivants ont été sélectionnés par les jurys internes de leurs établissements universitaires respectifs en tant que finalistes du Prix de photographie Aimia | AGO 2015-2016 :

Benoît Courchesne

Benoît Courchesne (1967) est un artiste établi à Montréal depuis 1998. Il complète actuellement un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l'Université du Québec à Montréal. Sa pratique artistique se fonde principalement sur la photographie, la vidéo et l'installation. À travers ces médiums, il aborde les thèmes de la mort, de la perte de repères, de la solitude éprouvée par la maladie ou les traumatismes ; il met en scène ses propres expériences en explorant les tabous qui se retrouvent au sein de la cellule familiale. La question identitaire demeure toutefois centrale à l'intérieur de ses œuvres. Avec la série Second Souffle, il juxtapose pour la première fois des éléments textuels à ses installations photographiques. Présentement, il rassemble ses archives familiales pour recomposer des images métaphoriques évoquant des lieux imaginaires.

Il a exposé au Cégep du Vieux Montréal, au Théâtre de Val Morin, au CDEx de l'UQAM et à la Place des Arts de Montréal. En 2015, une image de la série Second Souffle est apparue dans le magazine Remaides Québec. De plus, l'artiste a été sélectionné à trois reprises pour offrir ses œuvres à Artsida et à l'enchère de AIDS Community Care Montreal.

(Université du Québec à Montréal)

James Malzahn

James Malzahn est un artiste interdisciplinaire dont le travail s’inspire de son expérience considérable en technologie de l’Internet et en données médico-légales. Il considère la technologie comme un collaborateur artistique et un élément essentiel à sa pratique. Ses œuvres tracent des liens entre la perception humaine et l’imagerie numérique corrompue, et proposent une critique de la surveillance étatique et de l’abus de la technologie par des agents du gouvernement. Ses œuvres récentes exposent les menaces croissantes à la vie privée, intégrant les aspects esthétiques et fonctionnels de la photographie, de la peinture, de l’impression, de la vidéo et de l’installation aux technologies de surveillance et de sécurité, afin de créer une représentation visuelle des entités gouvernementales omniprésentes et corrompues. La perte d’image et la corruption des données servent à créer une atmosphère inquiétante, à imiter les fonctionnements de systèmes corrompus, à [paradoxalement] réhumaniser les images numériques, et à créer des interruptions momentanées qui poussent les spectateurs à s’arrêter et à repenser le contenu. Malzahn a reçu plusieurs prix et bourses scolaires, dont la bourse Takao Tanabe en peinture. Ses œuvres ont fait l’objet d’expositions individuelles et collectives. Il termine actuellement un baccalauréat spécialisé en beaux-arts à l’Université du Manitoba.

(Université du Manitoba)

Katarina Marinic

Katarina Marinic poursuit un baccalauréat en beaux-arts avec une spécialisation en photographie à l’Université NSCAD. Née à Toronto, l’expérience de Katarina en tant que retoucheuse photo a inspiré sa pratique. Axée sur l’idéalisation du corps féminin, elle s’intéresse aux représentations de la femme et comment elles peuvent permettre d’explorer les notions de corps et d’image de soi. Plusieurs de ses œuvres sont des explorations introspectives de la dynamique entre les corps imparfaits et parfaits rendue possible par l’imagerie numérique. Tirant de son expérience personnelle et de recherches portant sur les représentations historiques et contemporaines des femmes, elle vise à remettre en question cette perfection inaccessible. Utilisant une approche inusitée, elle produit des rendus du corps humain qui créent un effet d’étrangeté chez le spectateur. Katarina a reçu plusieurs bourses et prix, dont le prix étudiant Starfish 2016 de l’Université NSCAD (2016).

(Université NSCAD)

Rachel Meneguzzi

Rachel Meneguzzi est une artiste-photographe terminant actuellement un baccalauréat ès arts en « Studio Art » à l’Université de Guelph. Le travail de Meneguzzi explore à la fois la matérialité et l’interaction humaine avec la photographie et l’imagerie numérique par le biais de diverses méthodes de photographie numérique, et l’utilisation d’optiques sans appareil photo. Précédemment, Meneguzzi s’est intéressée à l’utilisation de technologies dans les espaces physiques et numériques, étudiant la relation que nous entretenons avec la technologie en employant une matérialité non conventionnelle et l’appliquant à des installations photographiques. Plus récemment, Meneguzzi s’adonne à la transposition d’espaces et d’objets tridimensionnels en images photographiques bidimensionnelles, et d’images photographiques bidimensionnelles en objets photographiques tridimensionnels. Ces transpositions sont le résultat de manipulations physiques du papier, et de techniques de chambre noire et d’appareil photo. Ainsi, le travail de Meneguzzi invite les spectateurs à questionner ce qu’ils voient et les méthodes de création d’images. Sa pratique dépasse les limites de la photographie traditionnelle et remet en question la photographie dans un contexte contemporain. Parmi ses réussites récentes, elle compte sa sélection dans le Juried Art Show de l’Université de Guelph, la bourse Gordon Couling, et sa participation à l’exposition Withheld à la Boarding House Gallery (Guelph, Ontario).

(Université de Guelph)

Chris Eugene Mills

Basé à Vancouver, Chris Eugene Mills est un artiste qui entremêle diverses disciplines dans un chevauchement que certains appellent « nouveaux médias ». Les préoccupations principales qui alimentent sa pratique sont l’interprétation des espaces construits à l’intérieur et à l’extérieur des interfaces numériques, l’incertitude des frontières matérielles à l’ère d’Internet, et les (més)interprétations de plus en plus floues et humoristiques issues de notre société hautement réseautée. Ses modes de fonctionnement incluent le net art actuel, les médias optiques, et le dessin numérique.

Mills poursuit actuellement un baccalauréat en beaux-arts à l’Université de la Colombie-Britannique. Après une année comblée de nombreuses collaborations et d’expositions collectives, ses œuvres récentes incluent une installation publique dans une station SkyTrain à Vancouver et une exposition dans un placard à ordures.

(Université de la Colombie-Britannique)

Linda Muizniece

Linda Muizniece est née et a grandi en Lettonie, et s’est établie au Canada en 2013. Elle termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts en « studio art » à l’Université de la Saskatchewan. Elle travaille principalement en photographie et, plus récemment, en installation. Son expérience de vie dans un contexte postsoviétique a influencé sa pratique artistique, fondée sur son intérêt profond pour les droits de la personne, les enjeux sociaux, et une exploration indirecte d’événements ayant marqué la vie des autres. Elle enregistre des témoignages issus de diverses conversations et les traduit ensuite à travers divers médiums. Avec ce procédé d’archivage et de représentation, elle essaie de comprendre les souffrances vécues par les personnes démunies et de mieux connaître la source des inégalités de pouvoir.

Ses œuvres font partie de collections privées au Canada et en Europe. Elle a exposé à de nombreuses reprises, travaillé avec des artistes de renommée internationale, et participé à une résidence et organisé une exposition au centre d’artistes A.K.A., à Saskatoon.

(Université de la Saskatchewan)

Maria Munar

Maria Munar est une artiste colombienne/canadienne qui vit et travaille à Calgary, en Alberta. Elle termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts avec une spécialisation en arts médiatiques au Alberta College of Art + Design. Elle travaille avec une variété de médiums, dont la vidéo, le son, l’installation, la peinture, et la photographie. Son travail conçoit le corps humain comme un objet pouvant influencer les discours d’identité, de dynamiques de pouvoir, de langage, de politique et de culture visuelle. Ses œuvres sont des reconfigurations du corps qui analysent l’interaction entre le grotesque, l’étrange proximité au beau, et la symétrie. À travers celles-ci, elle explore la fluidité entre la perception des images, la perception de soi, et les représentations des genres et d’identité. Les œuvres de Munar ont été exposées à l’échelle locale, nationale et internationale. En plus de son travail en tant qu’artiste, elle participe activement à la communauté artistique et travaille avec des centres d’artistes locaux.

(Alberta College of Art +Design)

Philip Ocampo

Dans son travail, Philip Ocampo examine le croisement entre les notions d’identité, de culture et de pouvoir. Ocampo voit l’art comme un outil servant à l’introspection, et utilise son histoire personnelle comme médium lui permettant de se pencher sur les enjeux qui l’affectent personnellement, ainsi que le monde entier. En utilisant des histoires qui traitent de privilège, de représentation, d’altersexualité et de famille, il crée des liens empathiques qui connectent l’individu à la multitude. Intéressé par le symbolisme et le langage chargés associé aux objets, il altère, arrange, et réarrange le ready-made, proposant de nouvelles manières de communiquer; de nouvelles histoires à raconter. Ocampo conçoit ses œuvres comme des épilogues : des espaces vacants, latents, des lieux qui semblent avoir vu une certaine activité servant à illustrer des expériences vécues. Ses médiums principaux sont la sculpture, l’installation, l’illustration, et l’animation.

(Université de l’École d’art et de design de l’Ontario)

Helen Olcott

Helen Olcott est une étudiante en arts visuels et en histoire de l’art à l’Université York, et sera diplômée en 2017. Après avoir travaillé dans l’atelier d’impression, elle travaille actuellement dans le laboratoire de photo dans le cadre d’un programme de travail-étude à York. Son travail traite de son identité en tant qu’artiste handicapée. L’impression est un aspect essentiel de son être, et les procédés et méthodes qu’elle emploie avant, pendant et après la prise de vue sont grandement influencés par cette pratique. Elle n’invente ni ne crée aucun nouveau contenu avec Photoshop. Elle préfère faire des prises de vue en noir et blanc, étant donné que les images couleur produisent de trop fortes associations mnémoniques. Helen cherche à se réconcilier avec son identité de jeune fille, marquée par la discrimination qu’elle a vécue en tant qu’étudiante handicapée à Newmarket, en Ontario, et à surpasser l’autodérision qui vient avec la notion du corps féminin « idéal » en s’adonnant à des autoportraits intimes axés sur son propre corps. Le visage en tant que signifiant identitaire se doit d’être remis en question par le biais de modes intersectionnels d’autoreprésentation post-traumatique. À quoi ressemblent la guérison et l’acceptation du point de vue d’artistes et d’étudiantes privilégiées s’identifiant comme femmes ? Qui a accès à la guérison et qui y gagne ? Sa passion pour l’impression et la photographie aident à renforcer les notions de valorisation de soi, de connaissance, et de prise de contrôle de son corps et de son esprit.

(Université York)

Tori Schepel

Tori Schepel est une artiste multimédia originaire de Vancouver, en Colombie-Britannique, qui termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts avec une spécialisation en photographie à l’Université d’art et de design Emily-Carr après avoir étudié à PrattMWP. Sa pratique est ancrée dans l’autoportrait, la redéfinition des tropes dans l’imagerie féminine et l’analyse de genres cinématographiques problématiques par le biais de la photographie analogique. À travers sa recherche, elle s’efforce d’identifier l’autonomie qui découle de la documentation du corps féminin et de soi-même en incarnant des repères visuels empruntés au mélodrame, à l’horreur et au film noir. Elle a récemment été présélectionnée pour le Philip B. Lind Prize 2017 et exposera prochainement à la Presentation House Gallery dans le cadre du Capture Photography Festival.

(Université d’art et de design Emily-Carr)

Maximilian Suillerot

Maximilian Suillerot est né à Mexico en 1991. Il détient une double nationalité française et mexicaine. Après avoir passé toute sa vie à Mexico, il a déménagé à Paris en 2010, où il a commencé sa formation artistique aux Ateliers de Recherche, de Création Artistique et D'Enseignement Supérieur (Les ARCADES) à Issy-les-Moulineaux. Une fois cette formation terminée, il a déménagé au Canada en 2011 afin de poursuivre son éducation à l’Université de Toronto, où il a reçu un diplôme spécialisé en « Visual Studies » avec distinction en 2016. Il vit et travaille actuellement à Toronto. En tant qu’artiste multimédia, il cherche à mieux comprendre les procédés intérieurs, ainsi que les limites de l’intimité et des expériences personnelles. Entre autres thèmes, ses œuvres explorent la relation des humains avec la mort, le deuil, les récits personnels et l’isolement psychologique. Sa pratique englobe des concepts comme la dualité entre la présence et l’absence. Le portrait est utilisé comme moyen d’analyse des relations et pour jouer avec l’évidente fragilité d’exister. Il conteste et met à l’épreuve le concept humain de la mémoire. Des rituels sont créés afin de servir comme mécanismes d’adaptation permettant de faire face à la vie; la réalité de l’incertitude est mise à nu, et les conséquences qui en découlent sont acceptées.

(Université de Toronto)