Gagnants

GAGNANTS PROGRAMME DE BOURSE D’ÉTUDES RÉCIPEINDAIRES 2015 – 2016

Les lauréates et lauréat du programme de bourse du Prix de photographie Aimia | AGO 2015 – 16 ont été sélectionnés par trois jurés : Adelina Vlas, conservatrice adjointe de l’art contemporain au Musée des beaux-arts de l'Ontario; cheyanne turions, écrivaine et commissaire indépendante, et directrice de No Reading After the Internet; et Dave Jordano, lauréat du Prix de photographie Aimia | AGO 2015.

Commentaires du jury sur le travail des lauréates et lauréat :

Le travail de Catherine Canac-Marquis se distingue par son raffinement et sa maturité. L’harmonie de ses compositions soigneusement structurées, la lumière ambiante, et la finesse de sa palette de couleurs témoignent d’une artiste qui maîtrise son médium avec confiance. Le travail est empreint d’une démarche contemplative et discrète, appuyé par une forte intention qui aborde et accentue les enjeux de la conservation, de la gouvernance, et de l’environnement.

En explorant la connexion intrinsèque entre la photographie et la mémoire, le travail de Jeff Chiu aborde la qualité physique précaire du médium par rapport à son expérience diasporique. Chiu modifie ses photos de famille afin de transmettre la nature instable de la mémoire humaine, et pour donner un sens cohérent au passé. De plus, Chiu démontre un engagement profond avec ses idées dans sa pratique photographique.

Avec ses créations variées, Alexia-Leana Kokozaki fait preuve d’une grande curiosité pour les possibilités offertes par le médium photographique, tout en démontrant un intérêt soutenu pour les limites de la contextualisation. Ses images nous poussent à la fois à voir au-delà des limites du cadre, et attirent notre attention à l’étrangeté qui se trouve à l’intérieur du cadre. Sa démarche expérimentale et sa capacité à provoquer un dialogue dans l’esprit du spectateur distinguent Kokozaki des autres candidates et candidats de cette année.

Le travail d’Andi Icaza Largaespada remet en question la notion d’appartenance et le sentiment d’être façonné par son héritage, tout en explorant des moyens d’occuper des structures existantes de manières uniques. Pour sa capacité à évoquer les enjeux politiques de la représentation, nous sommes heureux de reconnaître la pratique de Largaespada avec la toute première mention honorable du programme de bourse Aimia.
- cheyanne turions, Dave Jordano, Adelina Vlas

Les lauréates et lauréat sont :

Catherine Canac-Marquis

Catherine Canac-Marquis, Glory fades (« La gloire s’efface »), de la série The Keepers (« Les gardiens »), 2015-2016, Impression au jet d’encre

Catherine Canac-Marquis est originaire de la Ville de Québec, où elle a étudié le design avant d’habiter à Reykjavik, en Islande, pendant plusieurs mois. Elle vit et travaille actuellement à Montréal, où elle termine un baccalauréat en beaux-arts à l’Université Concordia. En 2015, elle a reçu deux bourses d’excellence universitaires. Elle a été sélectionnée pour participer à la plus récente édition du Concordia Photography Collective, et ses œuvres ont été exposées dans plusieurs expositions collectives à Montréal et à Toronto. Elle travaille avec des appareils photo moyen format.

(Université Concordia)

Jeff Chiu

Jeff Chiu, Ghost Money (« Argent fantôme »), 2015, Impression au jet d’encre de qualité archivistique

Jeff Chiu est né à Toronto, en Ontario, et ses parents sont nés quelque part dans les régions rurales de la Chine. Le travail actuel de Chiu sert de guide permettant de mieux comprendre la diaspora des immigrants de deuxième génération. Il poursuit actuellement un baccalauréat en beaux-arts à la School of Image Arts de l’Université Ryerson.

(Université Ryerson)

Alexia-Leana Kokozaki

Alexia-Leana Kokozaki, Tulle, Plastic, Pebbles (And Light) (« Tulle, plastique, cailloux (et lumière) »), 2015, Photogramme numérique.

Alexia-Leana Kokozaki poursuit actuellement un baccalauréat en beaux-arts à l’Université d’Ottawa. À travers ses photographies et ses installations, elle décontextualise des formes et des objets familiers et les place dans des mises en scène ou des espaces étranges afin de créer des images qui déclenchent une certaine curiosité et perplexité. Elle s’intéresse à la juxtaposition d’éléments disparates et aux questionnements qui peuvent surgir de ces jumelages. Ses photographies semblent appartenir à une réalité à la fois tangible et intangible, puisque ses sujets paraissent à la fois malléables et matériels, mais sont indéniablement arrangées et fabriquées. Ainsi, ses photographies prennent un aspect théâtral et étrange, avec des représentations de la réalité qui varient entre la représentation et l’abstraction.

(Université d’Ottawa)

Andi Icaza Largaespada

Andi Icaza Largaespada, Bundle (« Paquet »), 2016, Épreuve chromogène

Andi Icaza Largaespada est une artiste qui vit et travaille la majorité du temps sur le territoire non cédé des Salish de la Côte. Elle incorpore des éléments empruntés à la recherche sociale, à l’éthique et au développement durable à son travail multidisciplinaire en photographie, en sculpture, et en écriture. Thématiquement, la pratique d’Andi observe des modes d’appartenance et de résistance, afin de trouver les possibilités qui se situent dans cette tension. Sa plus récente exposition, qui portait sur le parasitisme socioécologique, a eu lieu à Managua, au Nicaragua, la ville où elle a grandi et où elle habite occasionnellement. Andi poursuit actuellement un baccalauréat en beaux-arts à la School of Contemporary Arts de l’Université Simon Fraser, où elle a reçu le Canon Canada Prize (2015) et le Tanabe/Thorne Annual Award (2016).

(Université Simon Fraser)