Finalistes

FINALISTES PROGRAMME DE BOURSE D’ÉTUDES RÉCIPEINDAIRES 2016 – 2017

Les étudiants suivants ont été sélectionnés par les jurys internes de leurs établissements universitaires respectifs en tant que finalistes du Prix de photographie Aimia | AGO 2016-2017 :

Jean Borbridge

Jean Borbridge poursuit actuellement un baccalauréat spécialisé en beaux-arts à l’Université du Manitoba. Sa pratique est principalement axée sur la photographie et la peinture. Elle a développé un intérêt pour la photographie documentaire en 2016, lors d’un voyage bénévole à Monrovia, au Liberia. Son travail dépeint souvent des lieux empreints d’une identité, d’une histoire et d’une mémoire qui existent au-delà des limites de ces endroits. Sa fascination pour la photographie est née de sa pratique en tant que peintre, ce qui explique son attrait pour des lieux qui ont plusieurs couches physiques et conceptuelles. Pour sa série The Poetics of Liberia Monrovia, Borbridge documente d’anciens bâtiments coloniaux qui demeurent sous surveillance longtemps après avoir été abandonnés. Cette série se veut un rappel de l’histoire coloniale, de la guerre, et du climat politique actuel de la région. Son travail a été exposé à la Winnipeg Art Gallery, et elle a récemment réalisé une installation in situ au lieu historique national de La Fourche dans le cadre de Repères2017.

(Université du Manitoba)

Benoît Brousseau

Benoît Brousseau est né en Outaouais et vit à Montréal depuis 1997. Il est présentement en voie de compléter son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail artistique se développe principalement à travers les médiums de la photographie et de la vidéo, auxquels s'ajoutent souvent une dimension installative et parfois des emprunts à d’autres disciplines (audio, textualité, etc.) Brousseau valorise le fait d'expérimenter des techniques, des supports et des matériaux photographiques différents d’un projet à l’autre. À travers ses œuvres, il est souvent question du temps qui passe et façonne notre identité, de la mort et de la souffrance physique et psychologique, de la quête de repères, de la mémoire des lieux, des gens et des choses. Naturellement, le type de traces existentielles qui sont mises en scène vient donc teinter la proposition artistique de chacune des séries.

Ses travaux récents ont fait partie d’expositions locales, notamment au Cégep du Vieux Montréal, au CDEx de l’UQAM, à la Place des Arts de Montréal et au 375e anniversaire de Montréal. De plus, puisqu'il est finaliste du concours interuniversitaire de photographie, une de ses images fera l’objet d’une exposition itinérante en 2017-2018.

(Université du Québec à Montréal)

Sarah Hernandez

Sarah Hernandez est née à Toronto, en Ontario, et termine actuellement un baccalauréat en arts plastiques à l’Université de Guelph. Durant son enfance, la spiritualité et les superstitions jouaient un rôle important dans le quotidien familial, et cette culture a eu une grande influence sur elle. Les fantômes, les médiums, les rituels avec des esprits de l’au-delà, les « santeros » mythiques de Caracas, la prière, les apparitions, la signification des cauchemars et le pouvoir des rêves ont toujours fait partie des croyances de sa famille. La photographie lui permet de projeter ces croyances et de les rendre plus tangibles, de saisir l’essence d’un autre monde. En somme, le travail de Sarah est une réflexion contemporaine non-conventionnelle sur le transculturalisme et montre la métamorphose culturelle d’un ensemble de croyances, de l’enfance à aujourd’hui.

(Université de Guelph)

Maisha Marshall-Ende

Maisha Marshall-Ende est une photographe et vidéaste éthiopienne-canadienne. Elle entame sa quatrième année à l’Université de l'École d'art et de design de l'Ontario, à Toronto. Inspiré par sa propre expérience de vie, son travail explore la culture noire contemporaine, et plus particulièrement les défis quotidiens uniques aux femmes noires. Son enfance en Éthiopie a donné forme à sa notion de race. Selon elle, les noirs au Canada sont désensibilisés aux problèmes raciaux qui les affectent à force de vivre dans un système plus subtilement oppressif. Lorsqu’elle est déménagée au Canada à l’âge adulte, elle avait certaines attentes quant à sa manière de fonctionner dans le monde en tant que femme noire. Ainsi, les changements soudains qu’elle a vécus furent un choc pour elle. Elle utilise maintenant son art afin de mieux comprendre le racisme et comme plateforme lui permettant d’exprimer ce qu’elle constate.

(Université OCAD)

Maria Merheb

Maria Merheb est née en 1997 à Beyrouth, au Liban, et a émigré avec sa famille à Ottawa en 2013. Elle termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en photographie à l’Université d’Ottawa. Sa démarche est ancrée dans la découverte et l’exploration d’un moment précis dans le temps. On pourrait qualifier son travail de psychogéographie qui suspend le temps et l’espace. Son utilisation subtile de la couleur et du photomontage transporte le public au cœur du riche univers psychologique de cette nouvelle Canadienne qui en a long à nous dire. Elle est également récipiendaire de la bourse Louise-Perry de 2017.

(Université d’Ottawa)

Brigitte Patenaude

Brigitte Patenaude, née en 1991 à Ottawa, en Ontario, est une artiste-photographe qui utilise également des éléments de sculpture, d’installation, et de performance. Elle termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts avec spécialisation en photographie à l’Université d’art et de design Emily-Carr. Fascinée par les objets et leur capacité en tant que référents spatiaux et mnésiques, Patenaude crée des natures mortes qui mettent l’accent sur les qualités formelles des lignes, des couleurs et des formes. En utilisant des objets ordinaires bas de gamme, ses natures mortes prêtent attention à ce qui est souvent négligé, et ainsi renverse les codes du genre. Le fait d’insérer des personnes dans ces images crée une tension ludique entre l’animé et l’inanimé. Dénués de leurs fonctions usuelles, les objets se présentent autrement et remettent en question les conventions que nous leur attribuons. Ils prennent même une qualité émotionnelle humaine. Patenaude considère que les objets et la relation que nous entretenons avec eux soulèvent de plus grandes questions liées au sens, à l’adaptation et à l’appartenance.

(Université d’art et de design Emily-Carr)

Huimei (Olivia) Qiu

Huimei Qiu, née à Shenzhen, en Chine, poursuit actuellement un baccalauréat en arts visuels avec une mineure en commerce à l’Université de la Colombie-Britannique. Elle expérimente avec une variété de techniques à travers son travail, qui est surtout axé sur le cinéma et la photographie numérique. Elle est impliquée dans la UBC Film Society et a collaboré à la production d’un court métrage indépendant, There’s Room For One More, en tant que membre de l’équipe de tournage. Son travail récent juxtapose des projections à des installations sculpturales, mettant en contraste des espaces privés avec des images trouvées en ligne. En utilisant des espaces privés réels et fabriqués, elle soulève des questions sur des vrais enjeux et événements socioéconomiques, et veut nous sensibiliser à l’existence de modes de vie privilégiés et défavorisés. Son œuvre offre un regard perspicace sur le monde qui existe au-delà de nos écrans d’ordinateur.

(Université de la Colombie-Britannique)

Anna Semenoff

Anna Semenoff étudie la sculpture au Collège d’art et de design de l’Alberta. Sa pratique matérielle est axée principalement sur la vidéo et les installations lumineuses. Son travail s’inspire de concepts phénoménologiques, un cadre théorique qui examine la mécanique et les structures de l’expérience humaine. Elle utilise des projections vidéo qui fonctionnent en tandem avec leur environnement physique. Ses images servent de véhicules représentationnels, de dispositifs, de mécanismes à l’intérieur d’une plus grande structure, offrant la possibilité de voir autrement. L’œuvre devient ainsi une source secondaire : la responsabilité en revient au spectateur de découvrir et révéler ce qui est déjà là. Les manipulations simultanées forment un réseau qui est le produit d’un seul individu.

(Collège d’art et de design de l’Alberta)

Angeline Simon

Angeline Simon est née en 1993 à Vancouver, en Colombie-Britannique, et complète actuellement un baccalauréat en arts plastiques à l’Université de Lethbridge. Son travail a été exposé dans des institutions publiques et privées, notamment dans le cadre d’une exposition collective à la Southern Alberta Art Gallery, à Lethbridge. Simon a vite adopté la photographie analogue moyen format après avoir commencé à travailler en chambre noire. Elle explore la notion d’espace psychologique en créant des œuvres qui jouent avec la perception et la relation entre sujet et environnement. Son ascendance européenne et asiatique influence la manière dont elle construit ses récits.

(Université de Lethbridge)

Simon Solis

Simon Solis est né au Chili et a grandi à Toronto. Il termine actuellement un diplôme au département d’arts visuels et d’histoire de l’art à l’Université York. Son travail photographique examine des pratiques muséologiques telles que le récit curatorial et la notion de préservation culturelle. Au cours de la dernière année, Simon était photographe stagiaire à la McMichael Canadian Art Collection par le biais du programme Mobilizing Inuit Cultural Heritage, et a contribué aux textes de l’exposition Family Camera Network au Musée royal de l’Ontario. Ces expériences ont contribué à façonner sa recherche sur l’héritage, le pouvoir et l’identité tels qu’ils existent dans le milieu des arts. En réinterprétant la notion d’objet d’art institutionnalisé, il explore des concepts tels que l’isolement et l’héritage culturels, l’authenticité et la reproduction, et la présence et l’absence. Solis fait référence aux systèmes d’archivage et aux techniques photographiques qui leur sont propres afin de mieux comprendre la relation entre musée, objet, et spectateur.

(Université York)

Audrey Yip

Audrey Yip étudie actuellement en art et en histoire de l’art à l’Université de Toronto, à Mississauga, et au Sheridan College. Elle se spécialise en photographie et en art sonore. Sa recherche est axée sur les notions d’espaces physique, visuel, psychologique et auditif, et sur les éléments qui produisent l’atmosphère qui les accompagne. Après de nombreuses années d’entraînement intensif en danse, sa réaction sensorielle à la musique s’est transformée en un désir instinctif de créer des expériences perceptibles pour ses spectateurs, plutôt que des objets d’art bidimensionnels. Elle a découvert qu’en mélangeant divers médiums et en les poussant à leur limite ontologique, elle pouvait composer une expérience pouvant stimuler plus d’un sens à la fois.

(Université de Toronto)

Kyle Zurevinski

Kyle Zurevinski est un artiste de 22 ans originaire de Saskatoon, au Saskatchewan, qui termine actuellement un baccalauréat en beaux-arts à l’Université de la Saskatchewan. Il se spécialise en photographie et en nouveaux médias, et son exploration de la photographie traditionnelle l’a amené à adopter une approche plus abstraite et conceptuelle, où il intègre souvent des technologies plus anciennes telles que le film instantané. Dans ses œuvres, il isole et met en évidence certains aspects de ses sujets. Il est passionné par l’idée d’utiliser des techniques formelles et abstraites afin de susciter des émotions et des réflexions se rapportant à l’image dans son ensemble. Sa série la plus récente, still space, a récemment fait l’objet de sa première exposition individuelle à la Gordon Snelgrove Gallery de l’Université de la Saskatchewan. Ces images montrent la progression de sa pratique et représentent avec justesse son processus artistique actuel.

(Université de la Saskatchewan)